Mesurer pièce par pièce
Chez le client, notez chaque pièce séparément : longueur, largeur, hauteur sous plafond, et la taille des portes et fenêtres. Une photo de chaque mur aide le soir, quand il faut se souvenir de la fenêtre au-dessus de l'évier.
Trois formules couvrent l'essentiel :
- le sol et le plafond : longueur × largeur ;
- les murs : périmètre × hauteur, moins les grandes ouvertures ;
- les plinthes : périmètre, moins la largeur des portes.
Exemple : une chambre de 4 m sur 3,5 m, sous 2,50 m
Le périmètre fait 15 m, les murs 37,5 m². Avec une baie de 2,4 m sur 2,15 m, soit 5,16 m², il reste 32,34 m² à peindre. Le plafond garde la surface au sol : 14 m².
Retirez-vous la porte et la petite fenêtre ? Beaucoup ne retirent que les grandes ouvertures : le temps passé à découper autour des petites vaut la surface qu'on ne peint pas. Choisissez une règle, gardez-la sur tous vos devis, et écrivez-la dans la note.
La pose sur la surface, la fourniture avec les chutes
Le client paie la pose sur la surface réelle. La fourniture, elle, doit couvrir les coupes, la casse et les carreaux de réserve. Repères courants pour le carrelage :
- 5 à 10 % de plus en pose droite, dans une pièce simple ;
- autour de 15 % en pose diagonale, en grand format, ou dans une pièce pleine d'angles ;
- quelques carreaux de réserve laissés au client, pour une réparation dans cinq ans, quand la série ne se trouvera plus.
Sans ces chutes, le dernier rang manque. Il faut retourner chez le fournisseur, parfois attendre un réassort, et payer la différence de votre poche.
Arrondir à ce que vend le fournisseur
Le fournisseur ne vend pas 22 m² de carrelage : il vend des cartons. Ni 6,8 litres de peinture : il vend des bidons. Chaque fourniture se compte dans son unité de vente, arrondie au-dessus.
| Surface au sol | 20 m² |
| Chutes, 10 % | + 2 m² |
| Carrelage nécessaire | 22 m² |
| Cartons de 1,44 m² : 15,28, arrondis à | 16 cartons |
| Colle : 1 sac de 25 kg pour 4 m² de pose | 5 sacs |
| Plinthes : 18 m de périmètre, moins une porte de 90 cm | 17,1 ml |
Les 16 cartons couvrent 23,04 m² : un peu plus que nécessaire, et c'est voulu. Le surplus fait les carreaux de réserve.
Les petites lignes, celles qu'on oublie
La colle, le joint, la bâche de protection, les petites fournitures, le déplacement : sur chaque devis, les mêmes calculs reviennent, et ce sont eux qu'on saute un soir de fatigue. La colle oubliée sur le devis, vous l'achetez quand même : c'est vous qui la payez.
Sur le séjour de notre exemple, la colle, le joint et le déplacement font 42 000 XPF HT, soit 16 % du devis.
Vos ouvrages : réglés une fois, comptés sur chaque devis
Dans VOX, ces calculs s'appellent vos ouvrages. Dans Mon compte, rubrique « Mes ouvrages », vous dites une fois ce qui va avec chaque prestation, par exemple :
- « 1 sac de colle pour 4 m² de pose », arrondi au sac entier ;
- « 1 m² de joint par m² de pose » ;
- « 1 carton pour 1,3 m² de pose » : les 1,44 m² du carton, moins les chutes ;
- « petites fournitures : 3 % du devis » ;
- « déplacement, seulement dans le Grand Nouméa ».
Ensuite, vous dictez les prestations, en sortant de chez le client ou le soir chez vous. VOX ajoute ce qui va avec, au prix de votre catalogue, et calcule les quantités.
La dictée
« Séjour de cinq mètres sur quatre à Dumbéa. Pose de carrelage 45 par 45 sur vingt mètres carrés. Plinthes carrelées sur dix-sept mètres dix. »
| Pose carrelage sol standard (30x60 / 45x45), 20 m² × 5 500 XPF | 110 000 XPF |
| Pose plinthe carrelée, 17,1 ml × 1 500 XPF | 25 650 XPF |
| Fourniture carrelage 45x45 (carton de 1,44 m²), 16 cartons × 5 200 XPF (1 carton pour 1,3 m² de pose) | 83 200 XPF |
| Sac de colle à carrelage C2 (25 kg), 5 sacs × 2 800 XPF (1 sac pour 4 m² de pose) | 14 000 XPF |
| Jointoiement carrelage (ciment-joint), 20 m² × 1 100 XPF (1 m² par m² de pose) | 22 000 XPF |
| Déplacement chantier zone Grand Nouméa, 1 forfait × 6 000 XPF (chantier dans le Grand Nouméa) | 6 000 XPF |
| Ajouté par les ouvrages | 125 200 XPF |
Le devis fait 260 850 XPF HT, 276 501 XPF TTC avec la TGC à 6 %. Quatre lignes que vous n'avez ni dites ni comptées.
La surface change, tout suit
Le client ajoute le couloir : la pose passe à 24 m², d'un tap ou à la voix. La colle passe à 6 sacs, le joint à 24 m², la fourniture à 19 cartons. À l'écran, chaque ligne ajoutée indique la prestation qu'elle suit.
Ce que vous dictez passe en premier
Le client achète lui-même sa colle ? Dites « sans la colle » : elle n'est pas ajoutée. Vous dictez « huit sacs de colle » : VOX ne la compte pas une seconde fois. Un chantier à Bourail ne reçoit pas le déplacement du Grand Nouméa. Un ouvrage peut aussi porter une condition : au moins un sac, à partir de 10 m², seulement en Brousse ou dans les îles.
Rien n'est retenu sans votre coche
VOX vous propose les ouvrages courants de votre métier, et ceux qu'il lit dans les anciens devis que vous importez. Quand vous enregistrez un devis où vous avez ajouté une ligne à la main, il vous propose de l'ajouter à vos prochains devis. Chaque proposition a sa case, décochée : sans votre coche, rien ne change.
Les imprévus, écrits plutôt que cachés
Un support qui sonne creux, des fissures sous le papier peint, une dalle hors niveau : certains problèmes ne se voient qu'une fois le chantier ouvert. Gonfler toutes les quantités pour s'en protéger rend le devis plus cher que les autres, sans que le client sache pourquoi.
Mieux vaut une ligne à part, nommée : « Ragréage autolissant 5 mm, dalle hors niveau ». Le client sait ce qu'il paie et pourquoi. Si la dalle se révèle plane, la ligne ne passe pas sur la facture : dans VOX, la facture se prépare depuis le devis signé, et ses lignes se modifient jusqu'à son émission.
Garder le calcul
Le métré vaut aussi pour plus tard : au moment de commander, pour répondre au client qui demande d'où viennent les 16 cartons, ou pour refaire un devis voisin. Notez-le avec le devis : les dimensions, la règle des ouvertures, le pourcentage de chutes.
Dans VOX, les peintres dictent la surface au sol et obtiennent les murs, avec le calcul écrit dans la note interne du devis ; les carreleurs retrouvent la colle, le joint et le déplacement de leurs ouvrages. Le temps gagné sur ces calculs, c'est du temps rendu au chantier : combien d'heures un devis coûte vraiment.